Romans de Jean Morly.

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Jean Morly vous offre 7 romans à lire :

1 Sans jalousie aucune 790 pages.

2 Amours de gestionnaires 210 pages.

3 Les guides en amour 160 pages.

4 Vol avec les anges 126 pages.

5 Vos astres en rougiraient 290 pages.

6 Affaires, amours, fortunes et meurtres 290 pages.

7 Amant cachés 237 pages.

Le roman 1 a été longtemps disponible sur Internet en lecture libre, en HTML. Il est désormais, toujours en version intégrale, et en lecture libre, mais en pdf.

2, 3, 4, 5 ont été publiés jusqu'en septembre 2010 par SimpleÉdition (qui a disparu en redonnant ses droits à l'auteur).

6 et 7 sont les derniers livres de Jean Morly.


Jean Morly auteur

Au début d'Internet, Jean Morly met, en lecture libre, son premier roman sur un site, à destination de ses amis, qui ont eu vent de ses écrits. N'écrivant qu'à l'ordinateur sans jamais imprimer, il leur fournit ses écrits sous forme de textes lisibles sur écran, avec les navigateurs de l'époque, qui ne bénéficiaient que d'un débit très lent (les images étaient trop lourdes pour être acceptées). Le texte était visible comme celui que vous lisez actuellement, et l'affichage était assez rapide, malgré le volume du roman. Le texte pouvait être copié facilement, par exemple dans un traitement de texte comme Word. Ce gros roman (Sans jalousie aucune), n'avait pas de tirage sur papier, mais il a attiré à lui quelques admirateurs. Il est repéré par "Synapse Développement", qui le prend comme référence, entre d'autres œuvres d'auteurs classiques, pour "Cordial", un correcteur orthographique et grammatical bien connu de la langue française. Des phrases du roman sont citées pour illustrer le sens de mots de leur dictionnaire.

Jean Morly n'envisageait pas la publication par un éditeur, mais, intéressé également, l'éditeur SimpleÉdition, après avoir lu, contacte Jean Morly, et lui réclame les romans suivants, à compte d'éditeur. En quelques années, quatre romans sont édités jusqu'à ce qu'en septembre 2010, l'éditeur cesse ses activités. L'un des romans de Jean Morly a été best-seller de SimpleÉdition jusqu'à sa disparition. Ces romans étaient alors disponibles par Amazon, qui a diffusé les productions de SimpleÉdition.

Jean Morly est reconnu original, avec, d'après les critiques, quelques ressemblances avec Marc Levy et les auteurs de mangas.

Jean Morly met au centre de ses romans, l'amour, la tolérance, le respect d'autrui, et la défense de la liberté et de la dignité de la femme, égale de l'homme. L'homme cultivé l'intéresse sous tous ses aspects. Il le caricature, poussant à fond ses idées, ses amours, ses qualités et ses défauts. Ses personnages sont pratiquement hors du temps et de l'espace, car les repères sont surtout relatifs aux autres personnages. La chronologie n'est pas compliquée. Les situations géographiques sont simples, à peine esquissées, sans longues descriptions. Aucune couleur locale, peu d'effets de situation, pour troubler le récit. L'environnement n'est pas négligé, mais réduit au minimum. Jean Morly n'est pas un visuel. Tout est concentré sur les dialogues, les actes, les pensées et la psychologie. L'auteur n'est que témoin de ce que font les personnages. Au lecteur de les juger, avec sa sensibilité. Le dialogue et la suggestion sont plus utilisés que la description. Il en résulte des lectures très différentes. Chacun a la sienne. Les critiques en attestent, par la diversité de leurs réactions.

Jean Morly est flegmatique et s'abstient d'addictions comme plusieurs des personnages de ses livres. Il préfère la tranquillité dans l'anonymat, et aime écrire dans le calme. Ses idées ne concordent pas toujours avec celles de ses personnages. Il désire donner une image de la société telle qu'elle est, diverse, avec ses noirceurs et ses bonheurs, sans éviter les sujets qui fâchent. Il pousse jusqu'à la caricature. Ses livres plaisent souvent, mais certaines idées qui y sont développées agacent de farouches opposants attachés aux traditions. La liberté de la femme, la non-violence et l'absence d'addictions lui sont chères. Il décrit l'amour comme il le voit, mais le plus objectivement qu'il peut. Malheureusement, à cause de certaines scènes suggestives, « Les guides en amour » est un livre considéré parfois comme érotique, mais il est très loin de la navrante littérature érotique habituelle, et très loin du romantisme.

Jean Morly peut fournir ses romans à un nouvel éditeur, analogue à SimpleÉdition. De nouvelles éditions sont donc possibles sur papier, avec un autre éditeur, mais il souhaite pouvoir encore diffuser librement et gratuitement les fichiers.

La publication de 4 romans a apporté des critiques, gentilles ou réservées, et parfois féroces. Dans l'ensemble, la façon d'écrire est perçue comme du français littéraire, qui étonne même par sa pureté. Pour les idées, Jean Morly a des détracteurs qui considèrent que ses livres premiers livres ont bons pour l'autodafé, et des admirateurs qui y voient l'avenir, un nouvel idéal, ou une bonne étude caricaturale de la société, dont on le félicite. Ils sont réservés aux adultes pour les uns, et conseillés aux adolescents pour les autres. Les avis divergent sur la façon de considérer l'amour partagé entre plusieurs personnes. Jean Morly n'aurait jamais pensé soulever autant de polémiques et de passions contradictoires. L'amour libre, mais contrôlé, et la libération de la femme sont des sujets brûlants. Ses derniers livres sont plus facilement acceptés.


1 "Sans jalousie aucune"

Avis de l'auteur. Mon premier gros roman, disponible en lecture libre sur Internet depuis plusieurs années. Au départ, essai de petit récit pour me faire la main avec un traitement de texte, il a bourgeonné en devant une saga familiale. Un peu touffu, par le nombre des personnages et par une chronologie trop présente, il a été cependant bien accueilli. Je ne le renie pas. Il m'a demandé plus de travail de structuration que d'écriture, et j'en suis assez content. Il en a découlé les romans suivants, moins lourds, et plus faciles à mettre au point. De nombreuses citations de ce roman ont été prises comme références par un correcteur global de la langue française bien connu (Cordial, vendu par Synapse). Mes autres livres sont plus dépouillés, concentrés sur les personnages, débarrassés des références à des lieus ou des dates, presque hors du temps et de l'espace. La version actuelle a été purgée de quelques fautes. Je rectifie celles qu'on me signale.

"Sans jalousie aucune" est un roman dédié à ces amis, timides, calmes, incapables de faire du mal, amoureux, généreux, ternes, sans fantaisie, et généralement ignorés dans leur modestie. J’en ai connu quelques-uns et je les ai à peine caricaturés. Quand ils sont exposés à la violence des autres, ils en sont les esclaves ou les victimes, si la prudence, l’intelligence et parfois la chance ne viennent à leur secours...

Naturellement altruistes, assez maîtres de leurs passions, réprouvant les violences et les mauvaises actions, mais les subissant sans réaction efficace rapide, ils aiment comme les autres humains, mais sans haine et sans jalousie aucune…

La première moitié du roman se déroule de 1960 à 1980. Il concerne la vie de Marie et les amours de jeunesse de Guy et de Denise. La seconde partie couvre les années 1980 à 2000 environ.

Au début du roman, le caractère calme et gentil des personnages principaux les expose à tomber dans des pièges. Ils découvrent la société avec ses règles, ses tabous, ses vices, ses violences, et les réactions déconcertantes des individus qui ne sont pas comme eux. À l’opposé des héros classiques emportés par leurs passions, ils font partie d’une minorité qui rejette nos drogues quotidiennes : la musique, la fête, l’alcool, le tabac, le café entre autres, mais qui tolèrent les opinions, les goûts et les défauts des autres. À la longue, ils se reconnaissent et s’apprécient. Ils s’agglomèrent alors, pour se protéger d’une société inquiétante qui ne les comprendrait pas. Dans la seconde partie du roman, ils s’isolent en se regroupant. Ils peuvent alors se libérer de certaines coutumes inadaptées à leur tempérament en les remplaçant par des lois conformes à leur nature. Leur communauté peut se perpétuer grâce à une vigilance constante fermant la porte aux indésirables, avec une croissance interne par les enfants qui arrivent, et une croissance externe par des émules. Ils font preuve entre eux d’une solidarité sans faille. Insensibles à l’aspect, l’impudeur les guette. Alliée à la promiscuité et une sexualité libre, elle ne conduit pas à la débauche, car les participants sont policés et n’acceptent pas de partenaires inconnus. Sans les garde-fous de la jalousie et de la pudeur, les amours foisonnent et se croisent, mais ne détruisent pas l’équilibre, car le sérieux, l’amour du prochain et le respect de tous, effacent l’amour égoïste.

Jean Morly


2 "Amours de gestionnaires"

Philippe Heurtier en a fait la critique ci-dessous.

Jean Morly a déjà ses fans qui attendent impatiemment chaque nouveau texte de cet auteur qui, il faut le reconnaître, est un peu en dehors des normes habituelles de la littérature. Ses personnages s'expriment dans une langue si soignée et leur vision du monde est tellement hors du temps, qu'on peut aussi cataloguer ses livres dans une sorte de science-fiction à caractère asiatique du type Manga. L'auteur se déclare lui-même flegmatique, tout comme ses personnages qui ne brusquent rien et vivent dans une alcôve faite de plaisirs sensuels. On plonge dans ses romans comme dans la douceur des draps d'un lit.

Résumé: Laure et Yvonne partagent un appartement près du campus universitaire. Elles s'intéressent aux hommes et vont les « essayer » un à un, se les échanger et en garder quelques-uns. Marie elle, est retenue pour être la tutrice d'un jeune fils de milliardaire. Mais après les cours de maths ou de français, ce jeune homme aimera aussi parfaire ses connaissances en matière de sexualité. Gisèle, Jean, Marc, Monique… de nombreuses personnes se télescopent dans ce petit monde échangiste où seul compte le plaisir et le bonheur de l'autre.


3 "Les guides en amour ou les sœurs froides"

Avis de l'auteur. Ce roman a été best-seller de l'éditeur SimpleÉdition pendant plusieurs années, depuis sa parution, jusqu'à la disparition de SimpleÉdition en septembre 2010. C'est mon livre qui a reçu le plus de critiques, et soulevé le plus de polémiques.

Deux camps s'opposent. Les uns veulent réserver le livre aux adultes (comme Philippe Heurtier). Les autres le recommandent aux adolescents, car bien qu'il soit sans tabou, ils le jugent éducatif et non provocateur. Je laisse les lecteurs juges.

Philippe Heurtier en a fait la critique ci-dessous.

Le roman érotique des livres de Jean Morly. Cette fois l'auteur ne cache pas ses mots et appelle bien un chat une chatte. Nous sommes surpris par cet érotisme chirurgical, où les scènes les plus torrides sont décrites avec un détachement total. C'est cette fameuse braise de glace qui rend cet auteur si original et sa lecture si étrange.

Résumé : (Entre autres personnages) Sur ordre de leurs parents, trois adolescents, un frère et ses deux sœurs, sont installés dans un appartement au cœur du quartier chaud d'une station balnéaire. Ils doivent s'y initier à l'amour en faisant des rencontres, mais les filles sont un peu timides et demandent à leur frère de leur servir d'exemple masculin avant de recevoir dans leur lit de parfaits inconnus. Elles caressent, massent, pressent, touchent et découvrent les odeurs de la sexualité. Leurs parents se rendent aussi disponibles régulièrement pour être sûrs que leurs enfants apprennent bien. Inceste, fécondations sur commande, échangisme, viols, nous suivrons la sexualité de ces jeunes gens jusqu'à leurs vies d'adultes.


4 "Vol avec les anges"

Avis de l'auteur. Dans ce roman, le rêve s'y mélange au réel, ce qui peut dérouter.

Philippe Heurtier en a fait la critique ci-dessous.

Ce roman de Jean Morly nous convie une nouvelle fois à nous promener dans son imaginaire hors du commun, hors du temps. Un monde poétique, de mots purs, habité de personnages tendres et légers, mais sont-ils anges ou petits démons ? On retrouve avec plaisir cette chaleur des alcôves et en même temps, cette froideur de l'analyse intellectuelle qui contraste tellement par rapport aux situations décrites. Sommes-nous dans un monde réel ou dans un songe éveillé ? Chaque lecteur aura sans doute son propre avis, tant l'ambiguïté se joue de nous tout au long de ce livre. À découvrir immédiatement par son étrangeté.

Résumé : Marcel apprend à voler comme les anges en compagnie de Marie qui lui en apprend les rudiments. Se lancer dans les airs, certains le peuvent, mais encore faut-il être capable de freiner ou, encore plus dur, de voler à l'horizontale. Si cette Marie est un ange, celle que rencontre Marcel à l'université est bien faite, très bien faite d'ailleurs, de chair et d'os. Avec leurs ami(e)s, ils partageront les douces sensations de l'apprentissage de la sexualité, ils testeront leurs degrés de jalousie et goûteront, sans retenue, aux joies de l'amour.


5 « Vos astres en rougiraient »

Avis de l'auteur. Il est courant d'ignorer la science, mais une logique scientifique omniprésente peut influer sur tous les actes et les pensées, au point d'annihiler les sentiments et conduire à l'infidélité. Pourquoi des astres rougissent-ils ? Amour et science des astres peuvent-ils faire bon ménage ? Quelle influence les astres auront-ils sur des scientifiques adeptes d'un amour logique, libre et policé ?

La supernova SN1987A, un bel astre qui rougit à une distance bien mesurée par triangulation à une distance de 160 000 années-lumière de la Terre, et dont la théorie de l'expansion, qui se fonde sur le rougissement, le place à 2 milliards d'années-lumière, soit 12 500 fois plus loin : un bon exemple de l'incertitude des connaissances sur le rougissement des astres, et les raisons qui les poussent à rougir. Doit-on rougir des scientifiques ?

Philippe Heurtier en a fait la critique ci-dessous.

Un gros roman passionnant de bout en bout. Dans le monde de Jean Morly, il y a autant à comprendre dans le dit que dans le non-dit. Tout réside en fait dans la fameuse caractérologie : il s'agit de comprendre le caractère des autres pour savoir avec qui ils ou elles iront le mieux, à long terme. Pour cela, il faut tester de nombreuses choses, le niveau intellectuel, la capacité de travail et de concentration, la consommation d'excitants, et, bien entendu, le degré de jalousie. À partir de là, de jeunes gens qui s'aiment se découvrent - au sens propre comme au sens figuré - pour le meilleur.

La fidélité est soumission, l'infidélité est création. Projet d'un type de relations humaines, tout comme le mélange des races pour arriver à la fin du racisme de peau, l'infidélité bien organisée et sécuritaire promet de pouvoir rencontrer une ou plusieurs personnes qui bonifieront notre vie, en permettant la fin de la propriété physique, la fin de l'esclavage sexuel...Toujours sous la limite de l'érotisme, et sans aller jusqu'au pornographique, Jean Morly n'écrit pourtant qu'une analyse de la vie qui nous entoure. Toutes les relations entre ses personnages se font dans un magnifique respect, et aucune scène n'est directement expliquée en termes crus. Non. Avec cet auteur c'est l'ambiance qu'il dégage, cette atmosphère aseptisée, presque de science-fiction, même si de nombreuses personnes vivent de cette façon en ce moment sur terre, cette nonchalance. Bref, si votre amie vous dit : "Aurélie viendra passer quinze jours à la maison et je souhaite que tu lui fasses l'amour autant qu'à moi, et son ami est d'accord", vous penserez quoi ? Faites vous ensorceler par la réponse du personnage de Jean Morly ! Vous serez surpris(es) ! Ici, l'infidélité n'est pas le libertinage, mais l'ouverture à l'amour. C'est la liberté d'aimer dans un cadre logique et moral que nous gardons assez strict, et que nous souhaitons partager avec tous ceux que nous aimons. La fidélité exigée et érigée en principe, telle qu'elle a perduré pendant des siècles et des millénaires, sous prétexte d'être un rempart contre le libertinage, contre la jalousie et d'être aussi un gage de stabilité, est en réalité l'antichambre de l'esclavage dont a souffert si longtemps la femme reléguée au rôle de servante et de reproductrice.

Excellente étude de notre société, de sa morale, de ses interdits, et de son futur.

Laissez-vous envoûter par ce roman hypnotique où tout pourrait se passer au même endroit, au même moment. C'est théâtral !

Résumé :

Prostitution à l'université pour boucler les fins de mois, souvenirs de viols, échangisme pour études sexuelles ou prêts des femmes pendant une absence prolongée, défloration sur commande, sexualité à fleur de doigts, encore une fois Jean Morly nous entraîne dans son monde à part qui, même s'il est extrêmement « sexy », n'est jamais pornographique.

Ne manquez surtout pas la (les) séance d'essayage !

Que de sortes d'amours dans la deuxième partie de « Vos astres en rougiraient. » ! Une seule chose est sûre : l'Amour des astres restera le plus fort.

Rose finit sa thèse scientifique. Elle choisit parmi ses professeurs celui qui est aussi bien connu en tant que grand scientifique, que pour sa grande consommation de jeunes étudiantes… Lui, de son côté, offre son épouse à de jeunes hommes, triés sur le volet, choisis parmi ceux qui pratiquent ses cours. Entre amour bestial, amour intellectuel, et amour de compassion, ces professeurs risquent leur réputation ainsi que leurs brevets. Amour scientifique ou amour des scientifiques ? Les êtres se rencontrent et s'échangent. Amour calmant ?


6 "Affaires, amours, fortunes et meurtres"

Avis de l'auteur. Des filles et des garçons se rencontrent, font l'amour et ont des descendants qui se comportent ou non comme eux. Leurs motivations sont diverses, mais les affaires sont traitées avec sérieux, et imposent souvent les conduites à tenir en amour. Les jeunes prennent petit à petit la place des vieux. Les fortunes grandissent ou disparaissent. C'est la vie, avec son cortège de vicissitudes. François séduit les femmes, et construit sa fortune. Le trouble s'installe avec l'apparition d'une maffia discrète, mais omniprésente. Les affaires se compliquent. L'argent sale apparaît, et des morts inexpliquées se succèdent. Il faudra toutes la sagacité et l'acharnement de Carole et Sophie pour démêler l'écheveau des indices laissés par des malfrats.


7 "Amants cachés"

Avis de l'auteur : L'amour fidèle, idéal romantique, est devenu minoritaire, avec l'allongement de la durée de vie, les progrès de la contraception, et l'évolution des mœurs. Rigide et simpliste, la morale traditionnelle, qui soutient l'amour unique, est contredite par la loi, qui a donné, en droit, la liberté et l'égalité à la femme, en tolérant l'adultère et l'infidélité. La tradition s'oppose à la loi, mais perdure. Une partie de la population se révolte contre un comportement jugé laxiste. L'ordre public impose de cacher les amants et sa façon de vivre.

La liberté individuelle est un idéal difficile à atteindre. La femme a atteint maintenant le droit à la liberté si elle n'empiète pas sur celle des autres, mais elle ne l'obtient que si elle sait la conquérir. Elle a la liberté intellectuelle par l'éducation de haut niveau, si elle est intelligente. Elle peut avoir la liberté matérielle en travaillant. Elle garde sa liberté en se préservant des addictions. Elle a sa liberté sexuelle si elle peut comparer plusieurs partenaires possibles, avant de choisir parmi ceux qui ne l'asserviront pas. L'amour libre est malgré tout compliqué, car la jalousie rôde. La femme doit opérer avec intelligence pour ne pas être en butte à la vindicte populaire orientée, par tradition, vers la soumission de la femme au mari et vers l'amour exclusif. Les amants cachés résolvent une partie du problème.

L'homme crée des machines pour qu'elles augmentent son efficacité et le copient, mais la copie peut être presque comme un homme, et l'homme se comporte parfois comme certaines machines. Roland et Oriane ont des comportements de machines qui perturbent leur entourage par leur manque d'affectivité, mais les machines ou leurs copies sont bien pratiques, et on les utilise. Les machines n'ayant pas de sentiments, ce sont des esclaves que l'on exploite, sans mauvaise conscience.

Léa, femme sérieuse et éduquée dans la liberté, a deux amants successifs soigneusement choisis : Roger et Paul. Léa ne les abandonne pas, même quand elle se marie avec Michel pour avoir des enfants. Elle a ses enfants, par principe et librement, sans savoir de façon sûre qui est le père parmi les trois. Odile la prend comme modèle et se marie avec Paul. Des difficultés résultent de la découverte de plusieurs pères et d'un sort jeté sur la famille de Roger. Michel décède. Léa se remarie avec Alain, le père de Roger décédé, qui, de son côté, doit s'occuper des enfants de Roger, et d'Oriane, la veuve de Roger. Antoine, ami d'enfance et amoureux de Léa, est utilisé par celle-ci pour son aptitude à dénouer une situation complexe, crée par des enfants aux pères incertains et des amours croisés. Le fragile équilibre est maintenu, et finalement obtenu.


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